Le logiciel libre est une opportunité pour le Bénin

Sans tomber donc dans ce travers de polémique, il m’apparait important d’examiner sous un autre regard l’opportunité que représentent les logiciels libres pour un pays en voie de développement comme le Bénin et surtout de voir dans quelle mesure lesdits logiciels pourraient être utiliser dans différents secteurs de la vie quotidienne. Mon analyse portera sur deux secteurs : l’économie et l’éducation.
Le premier secteur qui bénéficie du potentiel des logiciels libres est celui de l’économie.

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Les entreprises utilisant les logiciels libres font des économies dans l’achat des licences logicielles, la barrière d’entrée sur le marché est basse pour celles qui démarrent mais la valeur ajoutée est plus importante parce que tout est fait par les équipes locales qui développent les produits. Avec la baisse de prix du matériel, le développement des logiciels dans les pays en voie de développement peut offrir de réelles opportunités en termes de revenu de part de marché et d’opportunités.

Le Bénin, certainement (parce que je n’ai pas les statistiques), investi plusieurs millions par an pour l’acquisition des logiciels. Mieux, même les licences acquises, sont très peu sont utilisées. Elles sont stockées dans les services informatiques. Ces mêmes fonds, à mon avis, peuvent être ré orienté dans l’acquisition de matériels et la formation des personnels de nos administrations du fait que la plupart de ces solutions propriétaires achetées existent en open source - aussi efficaces. Du travail donc pour les intégrateurs de solutions open source, les formateurs, …

L’autre secteur promoteur est celui de l’éducation.

Par définition, le logiciel libre offre un accès au code source et permette de contribuer à son développement et de le modifier. Ainsi, les développeurs peuvent se servir des logiciels libres pour bâtir une infrastructure permettant aux étudiants d’appliquer les savoirs théoriques et créer une main d’œuvre qualifiée dans le développement logiciel. Certaines organisations internationales comme l’UNESCO recommandent d’ailleurs fortement le recours au logiciel libre dans la diffusion du savoir au sein de nos écoles et universités. Ni l’étudiant, ni l’enseignant n’a les moyens d’acquérir un logiciel propriétaire. Il faut donc recourir à l’Open source pour dispenser des formations de qualité car l’éducation est le carburant de l’économie du savoir.

Soulignons que les éditeurs de logiciels sont de plus en plus présents en Afrique, ce qui ne profite pas aux logiciels libres par manque de vulgarisation. Les communautés « Open Source » africaines n’ont pas la masse critique nécessaire pour faire face à la « concurrence » dans les administrations et les grandes entreprises privées grandes consommatrices de logiciels. Au Bénin, la communauté faitière de promotion du logiciel libre et autres technologies ouvertes a pour nom UNIVERSITE DU LIBRE. Une communauté qui, depuis 2013, organise régulièrement des activités – les « Rencontres Nationales du Logiciel Libre », les « Samedis du Libre », des « INSTALL PARTY », des FORMATIONS, … dans le but d’inciter les individus, les entreprises et le gouvernement à privilégier le logiciel libre – ou du moins – à essayer d’envisager l’utilisation des logiciels libres.

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Ça nous coûte donc quoi d’essayer – le libre ? Le libre doit être une opportunité pour nos entreprises, qu’elles soient publiques ou privées. Je reviendrai dans mon billet sur les autres secteurs.

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Author: Admin Admin

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